The Power of Absence

french flag pastel

I haven’t been online much lately. Not because I didn’t want to, but because depression has also taught me this: ubiquity isn’t a superpower. It’s a ludicrous ambition that I no longer want to fulfil.

One can easily understand why being everywhere at the same time seems like an interesting perspective. To me, for instance, it’s because if it were possible, I could be with all the people I love every day. People would say that weddings have been invented precisely for that purpose… Except that in my idea of ubiquity, you see, there’s neither feeling of guilt nor obligation, there’s neither social convention nor family pressure. Only all the people I love, and they all magically get along.

So many of us are trying to be everywhere at once. And yet, being able to be absent is one of our greatest privileges.


Too often absence is considered a pain. It means death, it means deficiency, it means being all alone, it means lacking something essential and being scared. But absence might well be the strongest form of commitment: in order to help someone, you need to be absent for many others; in order to truly assist the people you cherish, others will have to miss you for a while; in order to live a longer life, you’ll probably have to face, sadly, the death of lovely friends and parents; To figure out what you really want, and who you truly are, you’ll need to be on your own, albeit spiritually, for some time.

And to truly live these moments, to be there when you need, you may have to forget everything else. Yes, everything else. There are times you need to leave all fears and hopes behind. Why hopes? This is not a pessimistic statement. Not at all. Hopes, just as fears, must be left behind sometimes, so that we can genuinely focus on what we have, and find a way to enjoy it.


I know, dreaming is wonderful. It helps us all to hope that things are going to get better. Sometimes, however, they don’t. Again, I’m not being pessimistic, I’m being honest. In that case, when things don’t turn out to be better, what do you think would be best? To remember when things were great, or when things were… well… just about okay, because we were dreaming of something else?

Being absent can be one of the strongest forms of presence. Not hoping for anything better can be the more hopeful feeling ever. And I can’t believe my last sentences sound so much like an extract of a reduced-priced self-help book. I may well turn into a pink unicorn very soon. Watch this space…


Le pouvoir de l’absence

Dernièrement, je n’ai pas beaucoup été sur internet. Pas parce que je n’en avais pas envie, mais parce que la dépression m’a aussi appris ceci: l’ubiquité n’est pas un superpouvoir. C’est une ambition absurde que je ne cherche plus à réaliser.


On peut aisément comprendre pourquoi être partout au même moment semble une perspective intéressante. Pour moi, par exemple, c’est parce que si c’était possible, je pourrais être avec tous les gens que j’aime tous les jours. Les gens vont dire que les mariages ont justement été inventés pour ça… A part que dans mon idée de l’ubiquité, voyez-vous, il n’y a ni sentiment de culpabilité ni obligation, et il n’y a ni convention sociale ni pression familiale. Juste les gens que j’aime, et, comme par magie, ils s’entendent tous merveilleusement bien.

Tant d’entre nous essaient d’être partout à la fois. Pourtant, être capable d’être absent est l’un de nos plus grands privilèges.

Trop souvent l’absence est vue comme une douleur. Elle signifie la mort, elle signifie une carence, elle signifie être tout seul, elle signifie qu’il nous manque quelque chose d’essentiel, elle signifie avoir peur. Mais l’absence pourrait bien être l’une des formes d’engagement les plus concrètes : pour aider quelqu’un, on doit se rendre absent pour beaucoup d’autres. Pour véritablement porter assistance aux gens que nous chérissons, on doit manquer à d’autres pendant un moment. Afin de vivre une vie plus longue, on doit malheureusement probablement faire face à la mort de formidables amis et parents. Pour définir ce que l’on veut vraiment, et qui l’on est réellement, on doit être seul, ne serait-ce que spirituellement, au moins pour un temps.

Et pour véritablement vivre ces moments-là, pour être là quand on en a besoin, il nous faut peut-être oublier tout le reste. Oui, tout le reste. Il y a des moments où l’on doit laisser toute peur et tout espoir derrière nous. Pourquoi tout espoir ? Ceci n’est pas un point de vue pessimiste. Pas du tout. Les espoirs, tout comme les peurs, doivent être laissés derrière parfois, pour que l’on puisse entièrement se concentrer sur ce que l’on a, et savoir comment en profiter.

Je sais bien que rêver, c’est merveilleux. Et ça nous aide tous d’espérer que les choses iront mieux. Parfois, cependant, ça n’est pas le cas. Encore une fois, je ne suis pas pessimiste, je suis juste honnête. Dans ce cas-là où les choses ne s’arrangent pas, à votre avis, c’est quoi le mieux ? De se souvenir comme les choses étaient géniales, ou comme les choses étaient… bof… à peu près bien, parce qu’on rêvait alors à autre chose ?

Etre absent peut être l’une des plus puissantes formes de présence. Ne pas espérer quelque chose de mieux peut être un sentiment rempli d’espoir. Et je n’arrive pas à croire à quel point ces dernières phrases ont l’air issues d’un livre de développement personnel en réduc. Je pourrais bien me transformer en licorne rose prochainement. Affaire à suivre…

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